23 juin 2008
Sur le Blog de lauteur.
Jean Daniel, dans un récent éditorial, a appelé, à linstar dElie Barnavi, à une commission denquête internationale indépendante sur la scène tournée le 30 septembre 2000 au carrefour de Netzarim concernant le "meurtre" du fils Al-Dura. Cela, malgré « lestime admirative » quil porte à Charles Enderlin, lenvoyé permanent de France 2 en Israël. On nest, paraît-il, jamais mieux trahi que par ses amis. Mais lessentiel nest pas là.
Parti pris idéologique oblige, le Nouvel Obs publie, depuis peu et gratuitement, sur son site, lenquête filmée de Canal Plus intitulée « Laffaire Enderlin, rumeur ou intox ? » [1]. Une enquête en défense de Charles Enderlin et qui nest, somme toute, quune étude basée strictement sur une "rumeur toxique", et non point sur les dires précis des contradicteurs (des diffamateurs, dirait lautre) de "Scoopy" [2]. On est dautant plus frappé par la publication de cette vidéo, à ce moment donné, que les juges ayant débouté France 2 et son journaliste ont contesté, dans leurs sentences [lire : attendus] la « rumeur et/ou lintox ». Ce qui est fâcheux pour leur renom.
Il est inutile de mentionner ici que "lenquête" [de Canal+] innocente à satiété Charles Enderlin et noircit lâme des « radicaux pro-Israéliens » par un dénigrement systématique de leur thèse, qui est amalgamée à une rumeur de bidonnage » diffusée par un réseau de « bloggeurs », dont les chefs de file sont Richard Landes et
Outre que lon peut retourner laccusation de manque de preuves sur lassassinat de Mohammed Al-Dura à lencontre de Charles Enderlin, ce quil faut plutôt retenir de ce reportage est, lon sen doute, ce qui nest pas précisé. Tout enquêteur sérieux aurait pris le matériau et laurait étudié, décortiqué, avant de tirer des conclusions claires. Cest ce que na pas fait Stéphane Malterre, "enquêteur" (sic), fervent champion de laccusé et pétitionnaire de la pétition de la honte « Pour Charles Enderlin ». Il ne sest pas posé la question, entre de nombreuses autres, de la position finale de lenfant Al-Dura, suite aux impacts de « plusieurs balles darmes automatiques dans la poitrine et dans labdomen ». Quand bien même lauteur de ces lignes nest pas un spécialiste, il semble évident à tout quidam un tantinet sérieux, que, sous la douleur, lenfant aurait dû se tenir avec les mains les entrailles et donc se recroqueviller sur soi pour contenir la douleur, sauf à être inconscient - ce quil nétait pas -, et cela jusquà son dernier soupir [3]. Cest ce quil ne fait pas. au contraire, il soulève son bras et son pied droits et regarde au loin. Idée saugrenue pour un mourant.
Une autre énigme, que se refuse à développer le "Sherlock Holmes" de Canal +, est celle qui permettrait de comprendre comment Talal Abou Rahmah a pu être le seul caméraman sur les lieux, parmi plusieurs autres, à filmer "lassassinat de lenfant", et qui consisterait également à sinterroger sur le manque dinitiative de la part de tous ses confrères, qui n'ont pas eu la présence desprit de filmer lenfant se vidant de son sang, ou ses « intestins qui se répandaient sur le sol » (dixit le brancardier [4] qui l'a emmené à lhôpital), [et aussi] son évacuation, ainsi que celle de son père, par les ambulanciers. Sest-il agi dun sacré concours de circonstances, ou toutes les caméras présentes [sont-elles] tombées en panne de batterie ? Qui peut réellement croire une telle chose ?
A la fin du documentaire, Charles Enderlin se montre désabusé par le « refus daller au fond des choses » de ses "diffamateurs". Après examen, on ne peut franchement pas dire de cette "enquête", quelle fut une quête de la vérité. Mais, foi de Jean Daniel, une commission denquête internationale et indépendante est maintenant réclamée, à cor et à cri, par ceux qui, durant près de huit années, ont nié sa nécessité [5].
Ne seraient-ils pas en train de donner du crédit à une « rumeur ou une intox », colportées par de vilains radicaux pro-Israéliens ?
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Notes de Menahem Macina
[1] Jai souligné la chose le 22 juin, en donnant toutes les références afférentes. Voir : "Le Nouvel Obs met en ligne sur son site une vidéo qui victimise Enderlin et diabolise ses critiques".
[2] Surnom donné par ses confrères à Charles Enderlin, en raison de sa propension à courir le scoop.
[3] Ce que veut dire ici
[4] Richard Landes, moi-même et dautres, avons lourdement ironisé sur lapparition soudaine de ce brancardier, miraculeusement inconnu et silencieux jusque-là, qui se manifestait et récitait sa leçon, 7 ans et demi après les faits. Et, de plus, avec un nouveau "détail" particulièrement 'gore', mais tellement médiatique, tant il est vrai que lhorreur fait vendre -, auquel même Talal Abu Rahma et Charles Enderlin navaient pas pensé, et en tout cas quils navaient jamais évoqué auparavant : les entrailles du malheureux enfant, répandues sur le sol. Dici à ce que les deux compères journalistes enfermés dans leur déni, viennent affirmer, la main sur le cur, devant la caméra, que cette scène atroce a été filmée, et que ce sont précisément ces « images insupportables de lagonie" quEnderlin a coupées au montage
il ny a pas des kilomètres (de pellicule)
[5] Jai moi-même persiflé la soudaine 'conversion' de Jean Daniel, dans lintroduction de ma récente lettre dinformation hebdomadaire ("NewsLetter UPJF du 15 au 20 juin 2008 - Coup de théâtre: Jean Daniel renverse la vapeur"), en ces termes :
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Mis en ligne le 23 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org











