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"Survivre à Auschwitz" de Guy Millière: l'empathie peu commune d'un non-Juif pour Israël
Quand Guy Millière m'a envoyé son livre, malgré l'estime que j'ai pour mon ami, j'ai hésité à entamer la lecture de cet ouvrage. Très honnêtement, j'avais peur d'être déçu. A de rares exceptions près, les livres de réflexions de non-Juifs sur Auschwitz - hormis ceux écrits par des penseurs (chrétiens en particulier) ayant une empathie particulière envers le peuple juif, me mettent souvent mal à l'aise, quand ils ne m'irritent pas. Mais comme Millière est mon ami, j'ai ouvert son livre, avant de m'endormir et... je n'ai pas dormi, ou peu s'en faut. Je n'ai pu m'arrêter qu'à la dernière page. J'étais bouleversé. J'en reproduis, ci-après, quelques bonnes pages, mais il faut lire l'ouvrage entier. Vous ne le regretterez pas. (Menahem Macina).
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21/06/08

GUY MILLIERE, SURVIVRE A AUSCHWITZ, Cheminements, Paris, avril 2008.

 

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Présentation de l'éditeur

Je pense que l'horreur absolue qui s'est trouvée symbolisée dans le mot Auschwitz n'est pas si ancienne puisqu'elle s'est déroulée voici un peu plus de six décennies seulement. Je pense que, quand bien même il y a eu d'autres actions d'horreur barbare sur la planète, celle-là nous concerne tout particulièrement parce qu'elle a eu lieu non pas sur une terre lointaine, très éloignée de l'Occident, mais ici, en Europe, là où est née la civilisation occidentale. Et je pense aussi que nous n'avons encore qu'à peine mesuré la dimension la plus vertigineuse de ce que signifie l'horreur la plus absolue, commise au cœur de l'Europe, par des Européens, au nom d'idées nées en Europe. On a parlé de repentance sur une multitude de sujets. On a parlé de la nécessité d'en finir avec la repentance. Il ne s'agit pas, là, de se repentir. Il s'agit de savoir et de garder vivant le souvenir de ce qu'on sait. Il s'agit aussi, je le dis, du caractère unique et incomparable de l'horreur absolue qui s'est trouvée symbolisée par le mot Auschwitz. Ce fut la seule tentative d'élimination totale, absolue, systématique de tout un peuple, la seule tentative à s'être trouvée planifiée, organisée administrativement par un appareil d'État entier, la seule à avoir été organisée industriellement dans un pays développé. Le Crime commis par des millions d'Européens au milieu du XXe siècle contre le peuple juif fait de l'antisémitisme bien davantage qu'une forme de racisme : une complicité de l'esprit avec le Crime le plus immonde à avoir été commis sur cette terre.


Biographie de l'auteur

Guy Millière, universitaire, économiste et géopolitologue est président de l'Institut Turgot. Il est l'auteur de nombreux livres, dont L'Amérique-f (F.X. de Guibert), Ce que veut Bush (La Martinière), Pourquoi la France ne fait plus rêver (Page après page). Il a reçu le prix du livre libéral pour l'ensemble de son oeuvre.

 

EXTRAITS

 

Le voyage se faisait dans des conditions difficiles, extrêmement difficiles. On embarquait à Marseille sur de vieux bateaux affrétés de manière plus ou moins clandestine. On dormait sur le pont ou dans les coursives. On devait se cacher sous des bâches quand des avions de surveillance s’approchaient dans le ciel. La nourriture était rare et rationnée, mais on pouvait supporter les privations : on avait vécu bien pire. « Lorsqu’on venait de là où on venait », m’a dit Simon, « on pouvait tout supporter ». Les conditions sanitaires étaient désastreuses, mais, en venant de « là où on venait…

 

Il y avait un but, un endroit où on pourrait enfin être chez soi, en finir avec la haine et l’ostracisme, les persécutions, l’opprobre, l’ignoble injustice, mettre fin à une trop longue errance qui avait conduit un peu plus loin que le bord de l’abysse. En cet endroit, on n’aurait pas de maison ou d’appartement, mais la maison ou l’appartement qu’on avait eus autrefois n’existaient plus, et avaient été détruits, volés, saccagés, violés. En cet endroit, on n’aurait pas de famille, mais la famille qu’on avait eue autrefois avait été broyée, mutilée, reconduite au néant. Alors, on regardait vers l’avant, vers le futur, vers ce surcroît de vie qu’on ne pensait pas avoir et qu’on avait néanmoins. On rebâtirait. On se créerait une famille encore. On vivrait fraternellement en réinventant tout ce qu’il restait à réinventer.

 

L’endroit où on allait n’avait pas de nom encore. On pouvait en parler en termes bibliques, et dire : Eretz Israel. On pouvait parler de Palestine aussi, puisque c’était l’appellation géographique. C’était la terre ancienne du peuple juif, avant que ne viennent deux millénaires de malheurs et de dispersion. C’était un lieu que les juifs n’avaient jamais quitté malgré les épreuves et les multiples tourments.

 

Hertzl l’avait imaginé au temps du procès d’Alfred Dreyfus. En finir avec la diaspora, émanciper le peuple juif, lui redonner ses racines, le replacer en une condition d’égale dignité avec les autres peuples. Cela avait été un rêve. Un foyer national juif avait été constitué avec l’accord des autorités ottomanes. Pendant la Première Guerre Mondiale, le Royaume-Uni avait promis qu’après une victoire sur la Prusse et ses alliés, le foyer national juif pourrait prendre consistance. Arthur James Balfour, au nom du gouvernement britannique avait stipulé, en date du 2 novembre 1917, que « le gouvernement de Sa Majesté considère avec faveur la fondation en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ». La « déclaration Balfour » avait ensuite été intégrée dans le traité de Sèvres avec la Turquie et dans le « Mandat pour la Palestine ». Le Royaume-Uni avait ensuite tergiversé, tenté de revenir sur la parole donnée. L’hostilité arabe avait commencé à monter en puissance. Mais. Malgré tout. Le foyer national avait pris forme et consistance. Des terres avaient été achetées et mises en culture. Le désert avait laissé place à des récoltes. Des villes moribondes étaient sorties d’un long sommeil. Si l’hostilité arabe avait laissé place, sporadiquement, à la violence et au meurtre, et si l’armée britannique s’était révélée de plus en plus souvent inamicale, des mouvements d’autodéfense et de résistance avaient vu le jour. C’était possible. Le rêve était en train de devenir réalité. Nul ne pourrait plus le confisquer ou l’anéantir.

 

L’endroit où on allait n’avait pas de nom encore. Mais le peuple juif savait ce qu’il était. Il savait quelle était sa longue histoire. Il savait les souffrances, les mots répétés dans les prières. Surtout, il revenait des camps. Il avait vu qu’au sortir des camps, et, malgré l’abomination nazie, les haines antijuives étaient toujours là, comme de mauvaises herbes que rien ne parviendrait à éradiquer.

 

Les soldats britanniques ont tout fait pour arrêter les bateaux. Ils ont menacé de les couler. Ils ont gardé prisonniers ceux qui arrivaient sur les bateaux. Ils ont même conduit des juifs rescapés de camps d’extermination vers des camps entourés de fil de fer barbelé sur l’île de Chypre : dans la chaleur, sans eau courante, sans médicaments. Ils n’ont laissé passer des juifs arrivant en Palestine que contraints et forcés. Ils ont désarmé les juifs qui se battaient tout en fermant les yeux sur les violences arabes. Quand il leur a semblé trop évident que la situation leur échappait et qu’ils ne pourraient décidément pas annihiler la volonté d’un peuple qui n’avait strictement plus rien à perdre et qui avait cette irrépressible volonté de vivre que peuvent avoir seuls ceux qui viennent d’échapper aux limbes, ils l’ont fait savoir, et le gouvernement de Sa Majesté a décidé de confier le dossier aux Nations Unies tout juste créées. L’espoir secret de gens tels qu’Alfred Bevin était que ce que les troupes britanniques n’avaient pu faire, les arabes le feraient.

 

Il n’était pas même certain que les Nations Unies voteraient en faveur d’un plan de partition de la Palestine et de la création d’un Etat arabe supplémentaire, mais aussi d’un Etat juif. Cela s’est joué à fort peu de chose. La France a voté en faveur de la partition et donc, de la création d’Israël. Le Royaume-Uni, bien sûr, a voté contre. Les Etats-Unis ont voté pour, parce que Truman était imprégné de valeurs qui le tenaient éloigné de tout ce qui pouvait ressembler à de l’antisémitisme, mais son entourage ne partageait pas intégralement ses valeurs. L’Union Soviétique a voté pour, sans que ses motifs aient été, jusqu’à ce jour, pleinement élucidés.

 

On s’était battu avant la décision des Nations Unies. On s’est battu plus encore après.

 

Le plan de partition a été voté le 29 novembre de l’année 1947. L’Etat juif était petit, bien plus petit qu’il n’a été ensuite après qu’il soit sorti vainqueur  de tant d’agressions. 

Sur la terre du « Mandat pour la Palestine » avait déjà été créé, vingt cinq ans auparavant, l’Etat arabe de Tranjordanie. Il s’agissait maintenant de créer un second Etat arabe. Le discours dans les terres arabes a été aussitôt qu’il fallait jeter les juifs à la mer. Des pogroms avaient déjà eu lieu à la fin des années 1920. Des milices de défense juive s’étaient constituées. Des mouvements d’autodéfense, puis de résistance face à la haine arabe et à l’hostilité britannique. Cela avait été la Haganah, d’abord. Puis l’Irgoun, plus radicale, et dont les dirigeants n’avaient aucune illusion sur l’intransigeance de ce qu’il faut bien appeler l’ennemi.

 

Les combats, en fait, n’ont pas cessé. Depuis les premières émeutes et les premiers pogroms arabes.

 

Lorsque, plus de cinq mois après le plan de partition, l’Etat d’Israël fut fondé, le 14 mai 1948, ce fut la guerre. La menace d’une extermination. Trois ans après qu’une autre extermination se soit trouvée brisée. Et ceux qui se proposaient de mener à bien la nouvelle extermination, les instigateurs, n’avaient pas été étrangers à la première extermination. Hajj Ali al Husseini, mufti de Jérusalem nommé à cette position avec l’appui des britanniques avait fortement contribué aux violences des années 1920-1930. Il avait ensuite été très actif du côté de Berlin. On l’avait vu en compagnie des dignitaires du Reich. Il avait parlé avec enthousiasme de la « solution finale ». Il avait été arrêté, avait étrangement échappé aux autorités françaises, puis était revenu dans la région.

 

La guerre dura une année entière ou presque. L’armée d’Israël et les volontaires qui l’avaient rejointe se sont battus avec peu d’armes et de moyens, peu d’hommes, mais forts de la volonté de ne pas céder. Plus jamais. Surtout pas après Auschwitz et Wannsee. Un armistice fut signé avec l’Egypte d’abord, puis avec le Liban et la Jordanie. La Syrie ne céda que le 20 juillet. Ce fut une trêve. Pas la paix. Un simple répit. Grâce au répit, Israël pourra se construire, trouver ses marques et ses forces, sa vigueur démocratique, son dynamisme, constituer son peuple. De vague d’aliyah en vague d’aliyah. Le peuple juif aura sa terre et sa liberté, sa patrie.

 

« Trop tard », me dira Simon. Si l’Etat d’Israël avait existé dans les années 1930, les juifs qui voulaient fuir le nazisme auraient eu un endroit où aller et ne se seraient pas trouvés confrontés à une fermeture des frontières. Il n’y aurait pas eu la shoah. Six millions de vies sauvées. Six millions…

 

Tous les juifs ne vivent pas en Israël, mais ils savent qu’il y a Israël et que plus jamais, non : plus jamais…

 

Cela a été très difficile. Cela a coûté le prix du sang, et devoir payer le prix du sang si peu de temps après la shoah, c’est un prix très lourd à payer, un prix scandaleusement et atrocement lourd. Des rescapés d’Auschwitz qui ont dû garder en eux la volonté de vivre malgré la mort qui vient de tous côtés, et qui doivent user cette volonté de vivre pour faire face à une autre mort qu’on leur promet. Et l’indifférence du monde toujours, l’éternelle indifférence du monde.

 

Ceux qui se sont battus n’avaient pas tous un uniforme, mais ils avaient tous la volonté. Les armes étaient dépareillées, usées, venues d’on ne sait où, mais ils ne baisseraient pas les armes et ne se rendraient pas.

 

 

La décision des Nations Unies sur le « partage de la Palestine » a été prise voici très exactement six décennies. Cela fait soixante deux ans que les derniers survivants d’Auschwitz ont quitté les baraquements. En 2005, on a commémoré en Europe. On a beaucoup commémoré. La fin du nazisme qui, comme l’ont dit divers politiciens allemands a été aussi la « libération » du peuple allemand. Le commencement de la construction d’une Europe de la « paix » et de la fraternité où il n’y aurait plus jamais de guerre.

 

On a commémoré à Auschwitz aussi. Des dirigeants de l’ensemble du monde occidental sont venus. Aucun dirigeant du monde arabe et musulman : cela ne les concernait pas, ont dit des journalistes. Ils n’ont pas été partie prenante. Raisonner ainsi est laisser de côté trop rapidement la dissémination des idées nazies dans tout le Proche-Orient musulman au cours des six décennies écoulées. C’est laisser de côté aussi que différents nazis ont trouvé refuge en 1945 dans les pays musulmans du Proche-Orient. La shoah est survenue en Europe, mais comment est-il possible d’affirmer que cela ne reviendra plus jamais si les idées qui ont conduit à la shoah peuvent perdurer, trouver leur prolongement sous la forme et selon les formulations qui ont conduit à la shoah ? Comment proclamer que la leçon vaut pour le monde entier si une partie du monde fait comme si elle n’avait rien vu, rien entendu, et rien retenu au point de souffler encore sur les braises qui ont conduit autrefois au Crime ?

 

« Je ne suis pas là pour parler de ce qui s’est passé. Mon seul but est d’allumer une bougie pour ma mère dont les cendres sont on ne sait où dans ce camp », a dit Jan Wojciech Topolewski, l’un des survivants présents.

 

« L’histoire des camps montre que le mal est bien réel, qu’il doit être appelé par son nom, et qu’il est nécessaire de lui faire face », a déclaré Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis. « Nous devons nous souvenir que l’antisémitisme peut commencer avec des mots, mais s’arrête rarement aux mots, et que le message de l’intolérance et de la haine doit se heurter à une ferme opposition avant qu’il ne cède la place à des actes d’horreur ».

 

Un dirigeant allemand a parlé de la nécessité de combattre l’antisémitisme en Allemagne, d’autres dirigeants européens de la nécessité de combattre l’antisémitisme en Europe. « Tout le monde est surpris qu’une telle chose ait pu arriver, mais elle est arrivée », a déclaré Josep Borrell, Président du Parlement Européen.

 

Et puis, les commémorations achevées tout est revenu à la normale. En Europe, on parle toujours de « paix » et de « fraternité ». On lutte toujours contre l’antisémitisme. Aux Etats-Unis, on ose encore parler du mal, et ce ne sont pas les Européens qui emploieraient des mots semblables. Dans le monde musulman du Proche-Orient, on tient toujours des discours antisémites, et on lit toujours Mein Kampf, même si aucun journaliste occidental ne le dit jamais, et moins encore un homme politique.

 

Israël a toujours autant d’ennemis. Au Sud Liban, les miliciens du Hezbollah défilent en faisant le salut que les troupes nazies adressaient à leur Führer. A Gaza, le Hamas perpétue la tradition de Hajj Ali al Husseini. Mahmoud Abbas ne s’est, à ce jour, vu poser aucune question sur des écrits négationnistes qui, s’ils avaient été rédigés en français, auraient pu porter la signature de Robert Faurisson. En Iran, Ahmadinejad, continue à rêver à haute voix d’un monde « sans Israël ». Bachar el Assad en Syrie a fait connaître explicitement ses vues lorsqu’il a reçu le Pape Jean-Paul II et, je dois le dire, celui-ci n’a pas semblé s’en offusquer outre mesure. C’est toujours en Israël, et seulement en Israël qu’un moment de silence est observé en souvenir de la shoah, et, en Grande-Bretagne, il est question de ne plus évoquer ne serait-ce que l’apparence d’une « journée de l’holocauste », car cela risquerait d’offusquer les croyants d’ « autres religions ». On parle désormais de « peuple palestinien », et on oublie que sur quatre vingts pour cent du territoire initial du Mandat palestinien confié aux Britanniques, un Etat arabe palestinien a été créé, dès 1921, la Transjordanie qui s’est ensuite appelée Jordanie. On oublie qu’en 1947, les Nations Unies avaient proposé de créer un second Etat arabe à côté de l’Etat juif, puisque le « plan de partage » des vingt pour cent restants du territoire initial  prévoyait, précisément, la création de deux Etats.

 

Israël ne vit toujours pas en paix, et la guerre que doit affronter Israël n’est pas seulement celle qui se mène avec des armes : ailleurs sur la planète, on oublie l’histoire, les faits, la haine subie par Israël et par les juifs au Proche-Orient bien avant la naissance d’Israël. On oublie qu’avant Israël les juifs ont été persécutés, puis exterminés, et qu’au moment de l’extermination nul ou presque n’a offert refuge aux juifs. On ne discerne plus en tant d’endroits de la planète l’essentielle légitimité d’Israël.

 

Israël est devenu un pays prospère, fécond, fertile, porteur d’une lumière que ne savent vraiment que ceux qui l’aiment et savent ce que c’est encore que l’amour de l’être humain pour l’être humain et pour ce qui, en lui, est plus immense que lui. Les juifs ailleurs de par le monde continuent à quêter l’excellence et à vivre leur vie, leur foi.

 

Israël a toujours autant d’ennemis, oui. Les ennemis d’Israël sont peut-être plus nombreux qu’ils ne l’étaient voici soixante ans. Israël est en guerre et en proie à l’agression. Mais Israël vit. Intensément. Et l’idée d’effacer Israël de la carte restera ce qu’elle est : un fantasme vénéneux pour psychopathe. Il y a de l’antisémitisme dans tout le Proche-Orient musulman, au moins autant qu’il y a soixante ans, mais les pires antisémites musulmans du Proche-Orient, même s’ils ne  l’avouent pas à eux-mêmes, savent aujourd’hui, c’est toute la différence, qu’il faut compter avec Israël, et que faute d’apprécier Israël, ils doivent au moins  respecter Israël et ne pas traiter Israël comme une quantité négligeable.

 

Mis en ligne le 21 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

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