
Photo © Yossi Zeliger
6 décembre 2007
[Après avoir traduit ce texte, vers la fin de décembre 2007, je l'ai jugé, à tort ou à raison, comme étant de nature à déforcer la position de Karsenty face à la justice; c'est pourquoi j'en ai différé la publication jusqu'à aujourd'hui.]
Article paru en hébreu, sous le titre "Midreyfus wead A-Dura".
Sur le site de Makor Rishon
Traduction française : Menahem Macina
Il y a bien longtemps, circulait, dans Jérusalem, un modeste homme daffaires religieux qui distribuait des feuillets dans lesquels il accusait Israël Kastner de choses terribles. Kastner, aidé par les spécialistes des affaires juridiques du gouvernement Mapaï, déposa contre lui une plainte en diffamation. La suite appartient à lhistoire [1]. Le procès devint le procès Kastner, au cours duquel laccusateur devint laccusé *.
« Lors de la présentation du matériau brut filmé [rushes], dont la durée est de 18 minutes seulement, nous avons vu que France 2 mentait », me dit, dentrée de jeu, cette semaine,
Jai eu connaissance dau moins un propos enregistré de Charles Enderlin, dans lequel il parle de 30 minutes. Ceux qui ont vu le matériau et nont pas mesuré exactement, ont pu dire avec certitude quil dépassait de beaucoup les vingt minutes. La réalisatrice de documentaires, Esther Shapira, qui a interviewé Enderlin, a émis devant lui lestimation de 30 minutes, et il en a été daccord.
Je lai rencontré, il y a un an, par un jour de pluie, dans un grand hôtel à demi désert, au sud du Dolphinarium. Cette semaine cétait dans un endroit inondé de soleil - une salle de réunion au 17ème étage de lhôtel Hilton. Tel Aviv sétendait à nos pieds, mais Karsenty navait quun souci : les évolutions dun avion qui se préparait à atterrir sur la piste provisoire delaéroport de Sde Dov. « Il ne va pas y avoir un autre 11 septembre, jespère », a-t-il dit. Au maximum, lui ai-je répondu, son aile va nous briser la fenêtre.
Karsenty est devenu très demandé. Son carnet de rendez-vous est rempli de dates dinterviews et de rencontres, et ensuite, lattend une autre tournée de conférences aux Etats-Unis. « Dici, je pars pour Los Angeles, et de là à Harvard », raconte-t-il. Je lui ai dit quil devait sattendre là-bas à de violentes manifestations. « Parfait », répond-il. « Jai demandé quon le fasse savoir aux Arabes, pour quils viennent manifester. »
Dans latmosphère nouvelle qua créée son procès en appel, il a désormais besoin dune assistante permanente. Jennifer, qui se trouve être la plus jolie femme que lon peut voir à Tel Aviv ces derniers temps, était, en fait, âgée de 13 ans quand se produisit lévénement Al-Dura, cest en effet, un événement qui appartient à lhistoire. Une histoire à laquelle, comme le rappelle Karsenty, moi je suis associé.
Sans la publication, dans Makor Rishon, en 2002, dun reportage traduit ensuite en anglais, qui parvint aux journaux électroniques beaucoup lus aux Etats-Unis et en France, il est possible que toutes les enquêtes relatives à laffaire al-Dura qui remontait alors à un an et demi - nauraient pas attiré lattention du public. Mais depuis, France 2 est tombée dans un piège.
De première source
La stratégie de
Karsenty est un analyste médias itinérant. Son ordinateur portable est toujours à portée de main, prêt à jaillir à chaque instant, et toute question soulevée déclenche une consultation rapide de lordinateur doù sortent la présentation claire et indiscutable de lévénement du 30 septembre 2000, toutes les interviews qua données Enderlin...
Jai expliqué à Jennifer, qui est maintenant intégrée au groupe bien soudé des enquêteurs de laffaire Al-Dura, que, par certains aspects, il sagit dune secte. La première chose à faire est de savoir distinguer entre les gens véritablement sérieux, dont le principal est Karsenty lui-même, et les obsessionnels...
Cest la raison pour laquelle dun tournant à lautre de laffaire al-Dura, je mefforce de me reposer et de men détacher. Cela nempêche pas Karsenty de proclamer que je suis celui qui connaît le mieux ce qui a trait à laffaire et tous les développements qui y sont liés.
Cest bien entendu inexact. Mais ce qui est vrai, par contre, cest que toutes les théories que les différents spécialistes ont développées figurent dans le reportage publié dans Makor Rishon en avril 2002, y compris ce qui est dit dans le titre : alilat rosh hashanah [Laccusation [de crime rituel] de Rosh hashanah]. Cest-à-dire laccusation de crime rituel, que le professeur dhistoire médiévale, Richard Landes, a définie comme la première accusation de ce type du XXIe siècle. Landes a également forgé le concept de "Pallywood" [3] dont se sert quiconque connaît les rushes du 30 septembre, dans lesquels on peut voir de nombreuses actions mises en scène comme dans un tournage de film en studio. Jéprouve une réticence à utiliser ce terme, parce quil fait du tort à Hollywood.
Mais Karsenty me montre au moins une scène, que je me souviens avoir vue dans des projections antérieures, et dont nul ne conteste quil sagit dune mise en scène. Dans cette action, on voit un homme qui donne des directives sur la manière de se conduire, aux Palestiniens qui participent à une émeute près du carrefour de Netzarim. La caméra montre lintérieur dune pièce dune maison détruite - qui ne se trouve pas du tout dans les environs de la position de Tsahal au carrefour -, puis on assiste au déroulement de la représentation, où lacteur principal court vers la pièce vide, et tire pour la galerie.
Dans tous ces rushes, figurent quelques extraits du reportage de France 2, et aucun spectateur ne peut savoir que le passage est mis en scène. Karsenty est sûr que le tribunal lautorisera à présenter le matériau et à lanalyser. Après cela, il lui sera facile daffirmer, devant la présidente du tribunal, que sa version selon laquelle la mort de al-Dura est une mise en scène, est au moins plausible.
« Nous avons espéré que mes affirmations leur apparaîtraient [à France 2 et à Enderlin] comme diffamatoires. Ce qui a été le cas. Et le fait est quils sont tombés dans le piège », dit Karsenty. Mais, dans le premier procès - qui sest terminé il y a plus dun an -, il a tout de même perdu... «
Lappel nous a donné une année pour approfondir notre dossier. Après la première audience, Enderlin a compris quil devait être présent au procès. Il nétait pas obligé de venir, mais il sest senti contraint de défendre sa réputation ».
Combien toute cette procédure judiciaire vous coûte-t-elle ?
« Jai engagé les meilleurs avocats de France. Ce que cela me coûte surtout, cest que, depuis quatre ans, jai interrompu mes activités professionnelles pour travailler sur ce dossier ».
Allez-vous écrire un livre sur laffaire ? Quelque chose comme "Laffaire al-Dura" ?
« Je suis en train décrire ce livre. Mais plutôt dans le style "De Dreyfus à al-Dura". Lhistoire montre quil y un lien entre les deux affaires. Vous savez que lEtat dIsraël a commencé, ou a pris naissance en tant quidée, à lépoque de laffaire Dreyfus, quand Herzl, qui se promenait dans les rues de Paris, entendit des gens crier : "Mort aux Juifs !". Et la campagne de délégitimation dIsraël a commencé lors de laffaire al-Dura. Le lendemain de la diffusion du reportage sur France 2, dans les rues de Paris, des gens ont appelé à la destruction de lEtat dIsraël. Le concept dEtat dIsraël a commencé à Paris, et cest à Paris que sa destruction aura commencé si nous ne parvenons pas à lempêcher. »
Pornographie nécrophile
Vous souvenez-vous du jour où cela a commencé ?
« Javais une société de logiciels. Un employé ma abordé et ma dit : Quavez-vous fait, hier, à Gaza ? Je lui ai dit : que voulez-vous dire par "quavez-vous fait ?". Je nétais pas là-bas. Il ma dit : Larmée israélienne a tué un enfant là-bas. Et alors ? Lui ai-je répondu, je suis Français. Je ne savais pas que larmée française était à Gaza. »
Aujourdhui, on peut expliquer comment le correspondant Charles Enderlin et France 2 ont été pris [en flagrant délit de] compte-rendu hystérique et mensonger, selon lequel Tsahal a tué volontairement semble-t-il un enfant palestinien du nom de Mohammed al-Dura. Et en effet, si lon diffuse simplement un reportage dune minute sur les émeutes de Gaza, dont le point culminant est la mort dun enfant face à une caméra, la question qui surgit immédiatement concerne le correspondant et sa chaîne ; cest eux qui sont objet de controverse ; et les discussions se portent sur léthique du reportage.
Diffuser la mort accidentelle dun enfant et centrer sur elle le reportage, constitue une sorte de pornographie nécrophile, cest fondamentalement un film amateur. Aussi, il est clair que pour se justifier dun acte professionnel aussi controversé, le correspondant doit draper lévénement dans un récit aussi idéologique et aussi exagéré : le sens sous-jacent étant : tous savent que larmée israélienne tue des enfants arabes, et quelle ne se contente pas de les tuer, mais le fait intentionnellement. Alors, voici un meurtre intentionnel denfant palestinien, par Tsahal.
Le caméraman, Talal Abou Rahma, a affirmé dans des interviewes que les soldats ont tiré sur le père et lenfant durant 45 minutes. Dans un enregistrement, on lentend se rétracter : « Je nai jamais dit quil [lenfant] est mort sous les balles de Tsahal ». A propos, Karsenty affirme que la seule chaîne à avoir refusé de diffuser les images de la "mort de al-Dura", que France 2 lui avait fournie, fut CNN ; on y estima quil ny avait aucune preuve professionnelle que ce qui est affirmé dans le reportage soit exact, et, bien entendu, que ce ne sont pas les balles de Tsahal qui ont tué lenfant.
En fin de compte, quiconque examine attentivement les rushes existants du père et de lenfant qui sabritent derrière un fût de béton, voit, en tout et pour tout, quelques projectiles sept, selon Karsenty qui frappent, à un rythme considérablement espacé, le mur de béton, au-dessus de al-Dura et de son père. A aucun moment, on ne voit de signe évident dimpact sur le corps de lenfant ou sur celui de son père - qui prétend quil sest pris 12 balles. Pour concrétiser dans quel état est un véritable blessé par balle, ou quel est leffet dun impact de balle Karsenty a une démonstration de photos en gros plan dun uf, dune bouteille de ketchup, dune bouteille deau sur une pastèque, lorsquune balle de fusil les transperce. Le résultat stupéfie et abasourdit, malgré le fait quil ne sagit pas du corps dun être humain. Et, il a aussi, bien entendu, des photos de blessés par balles, où les impacts sont saisis par une caméra.
Rien qui ressemble à limpact dune balle nest visible sur le père et son fils. Puis, il y a le scoop de Karsenty : les trois secondes supplémentaires - qui ne figurent bien entendu pas dans la diffusion de France 2, et nont figuré, à ce jour, dans aucune diffusion sur laffaire. Il sagit des trois secondes supplémentaires après la "mort" de lenfant. On y voit le petit Mohammed bouger sa main, qui tient un morceau détoffe rouge, de sa jambe à sa tête, lever une jambe, et après cela, lever la tête et jeter un coup dil droit vers la caméra de Talal Abou Rahma. Cela ne ressemble pas à un enfant sur qui on a tiré et qui est mort.
Karsenty dit que lattitude de la juge à son égard a changé entre la première audience et la seconde, qui a eu lieu il y a quelques semaines. « Lors de la première audience, la juge ma sans arrêt fait taire. Elle sest comportée à mon égard comme si jétais une espèce de bête. Lors de la seconde audience, quand Enderlin est arrivé, elle lui a dit immédiatement : Désolée, nous attendions 27 minutes, et nous nen avons que 18. Nous voulons que vous veniez aussi à la prochaine audience de février. Nous voudrions beaucoup, beaucoup, que vous veniez. Cest-à-dire, elle lui a fait comprendre poliment quelle lui demandait de se présenter à la prochaine audience. Elle veut que "laccusé" soit présent ».
Cinq minutes pour Hitler
Que pensez-vous quil se passera en fin de procès ?
« Je ne peux pas faire état de mon estimation de ce que sera le résultat, je peux dire ce que je veux quil soit. Ce ne sont pas les juges qui jugeront à ce sujet, mais lhistoire. La chaîne France 2 devra avouer quelle a trompé le public. Lhistoire obligera lEurope à réparer ce quelle a déformé dans son attitude envers lantisémitisme.
Lantisémitisme sy est à nouveau déclenché suite à laffaire, et pas seulement en Europe, dans le monde entier. Et il faut réparer cela. Cela aura une importance historique si cela se produit. Une partie de la presse qui couvre ce qui se passe dans les Territoires devra, elle aussi, tirer la leçon. Il sera impossible de considérer comme allant de soi des reportages de journalistes suspects de fraude. Il apparaîtra quune partie de ceux qui se consacrent à la couverture des événements afférents aux Territoires agissent, ici et en Iraq, avec des motivations propagandistes. Pas tous, bien sûr ».
Comment décririez-vous les gens qui sont attirés par laffaire ?
« Elle attire des gens spéciaux, parfois maniaques. Mais pour en traiter, il faut des qualités spéciales, des qualités différentes, qui ne sont pas acceptables aujourdhui. Jentends des gens qui me disent. Bon, cest un mensonge, et alors ? Pour moi, ce nest pas une option. Chez moi, à la maison, il ny a rien de tel. En hébreu, on appelle cela E M E T [vérité] ».
Quelle est linfluence générale du projet al-Dura ?
« Dans une vidéo de la décapitation de Daniel Pearl, qui a été diffusée, étaient incluses des photos de Mohammed al-Dura. Lévénement sest produit un an avant le 11 septembre. Ce nest pas seulement Israël qui souffre de cela, mais tout le monde occidental. Ben Laden utilise licône de al-Dura. Limage est devenue un produit de marque. Cest comme Coca-Cola. Tous connaissent déjà limage et tous savent, intuitivement ce quelle symbolise : la cruauté des Israéliens et des Juifs. Il y a une formation de rap arabe, en Israël, dont le clip sest servi des photos de al-Dura et des photos de tir de soldats de Tsahal. »
Karsenty me montre un défilé de mode en Arabie Saoudite, dans lequel le mannequin-vedette porte une robe sur laquelle figure une image de al-Dura. Dans un pays africain, une grande place porte le nom de al-Dura. Des Etats comme la Jordanie, LEgypte et la Tunisie diffusent des timbres représentant le père et le fils derrière un fût de béton.
Quand on demande à Enderlin sil se peut quil y ait des épisodes mis en scène dans les reportages télévisés, il répond : « Pourquoi faudrait-il mettre en scène ? Est-ce quil manque denfants palestiniens réellement blessés ? » Belle question rhétorique, mais, le 30 septembre 2000, il ny avait pas dIntifada **, et il fallait la déclencher. On avait besoin dun événement dune importance telle quil déclenche lincendie. Et ce jour-là, il semble quil manquait des enfants palestiniens blessés, et, bien sûr, quil manquait des enfants tués. Bien sûr quil manquait un enfant qui meurt face à la caméra, laquelle pour une raison quelconque a attendu sa mort durant 45 minutes.
Karsenty affirme que les médias français ne font preuve daucune sympathie à son égard. « Par exemple, le correspondant de AP [ne serait-ce pas lAFP ?], un Américain, je crois, est venu à laudience en arborant un keffieh. Vous imaginez un correspondant israélien arriver drapé dans un drapeau israélien ? Les gens de la rue maiment. Je suis allé macheter un costume. Le propriétaire du magasin ma demandé. Vous êtes celui que jai entendu à la radio. Jai dit que oui. Alors je vous fais le costume au prix quil ma coûté. »
« Tout cela ne réjouit pas lestablishment juif », dit-il, « car je fais vaciller lembarcation. Les médias juifs ont honte de ce procès et gardent un profil bas à son égard [4]. La radio juive de la Communauté ne ma pas invité à parler, au prétexte qu"Enderlin ne viendra pas répondre". Jai dit : Bon vous avec besoin dun équilibre : cinq minutes pour les Juifs, cinq minutes pour Hitler. »
« Lambassade dIsraël non plus ne fait pas le minimum. Lambassadeur dIsraël en France, Dany Shek, est un ami de Charles Enderlin. Il na envoyé personne de lambassade pour assister aux audiences du procès. Et pourtant, ce nest pas moi laccusé, cest lArmée de Défense dIsraël qui est laccusée, au motif quelle tue des enfants. »
Karsenty croit que la tournure que prend le procès peut, en fin de compte, ruiner la vie de Charles Enderlin.
Vous voulez dire, lui fais-je, que Mohammed al-Dura assistera aux funérailles dEnderlin.
Il éclate de rire. Jennifer aussi, et je fais de même.
-------------------------------
Notes du traducteur
[1] Voir sur Wikipédia, larticle Rudolf Kastner.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Kastner et, une information plus détaillée (en anglais, sur le site Messiah Truth. http://www.messiahtruth.com/zionism.html
[2] Laccusateur de Kastner.
[3] Sur ce terme voir larticle Pallywood de Wikipedia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pallywood
[4] Difficile de ne pas faire un parallèle avec ce qui se passa à lépoque de Dreyfus, à en croire un témoin privilégié Léon Blum qui écrivait : « Les Juifs avaient accepté la condamnation de Dreyfus comme définitive et comme juste. Ils ne parlaient pas de lAffaire entre eux. Ils fuyaient le sujet, bien loin de le soulever. Un grand malheur était tombé sur Israël : on le subissait sans mot dire, en attendant que le temps et le silence en effacent les effets. La masse juive accueillit même, avec beaucoup de respect [sic] et de méfiance, les débuts de la campagne de révision. Le sentiment dominant se traduisait par une formule comme celle-ci : "Cest quelque chose dont les Juifs ne doivent pas soccuper" ». Voir "Un silence fatal à lanalogie entre les affaires Dreyfus et Al-Dura: celui de la presse française". http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13567-145-7-silence-fatal-lanalogie-entre-affaires-dreyfus-al-dura-celui-presse-francaise.html
---------------------------
© Maqor Rishon
Mis en ligne le 18/05 200_, par M.
* La comparaison entre les deux affaires nest pas heureuse. En effet, des années plus tard, il savéra que laccusateur avait abusé la justice, et Kastner, qui avait été assassiné entre temps, fut officiellement réhabilité.
** Attention, lIntifada avait été lancée deux jours auparavant, le 28 septembre, jour de la fameuse visite dAriel Sharon sur lEsplanade du Temple et les émeutes qui sensuivirent et reprirent le 29, faisant 7 morts et des dizaines de blessés. Arafat décréta alors le 28 septembre "Jour de colère", et la propagande palestinienne et celle des supporters de cette cause ont toujours, jusquà aujourdhui, attribuée la seconde Intifada à cette visite du Premier Ministre israélien.











