Vous me direz quil suffit de lire le texte de larticle ici épinglé pour se convaincre que laffaire al-Dura et Ph. Karsenty, ne constituent quun élément de lémission annoncée. Je laccorde, mais il est difficile de considérer comme un pur hasard le fait que la seule plaque de rue de ce "Boulevard du doute" soit la photo, mondialement célèbre, des Al-Dura, recroquevillés derrière un fût de béton, lors de la fameuse fusillade du Carrefour de Netzarim, le 30 septembre 2000, censée être luvre des soldats israéliens, et qui sest soldée par la mort apparente de lenfant et de 'graves' blessures, encore moins apparentes, de son père.

Le doute se renforce, lorsquon lit la légende du cliché :
« Le 30 septembre 2000, France 2 diffuse un reportage de Charles Enderlin, montrant la mort dun enfant palestinien victime des balles israéliennes. Depuis, sur le Net, une campagne de calomnie [lire 'calomnies'] emmenée par le site Media-Ratings met en cause lhonnêteté du journaliste accusé davoir manipulé les images. »
Il se confirme, enfin, à la lecture des dernières lignes de larticle :
"Quant à Charles Enderlin, chef du bureau de France 2 depuis trente ans à Jérusalem, il est victime dune chasse aux sorcières après que son cameraman a filmé, à Gaza, le 30 septembre 2000, les derniers instants du petit Mohammed al-Dura tué par des balles israéliennes. Enderlin est accusé davoir manipulé les images et mis en scène la fusillade, « afin de caricaturer lhistoire du Proche-Orient et de victimiser les Palestiniens ». Enderlin est traité de « menteur » et accusé « de mettre la communauté juive en danger » par le dirigeant [lire : 'directeur'] de Media-Ratings. Pure calomnie. « Le problème aujourdhui », explique le journaliste français, « cest que le doute a été semé et que cest exactement lobjet de ces campagnes menées sur internet »."
Quiconque est familier de cette affaire se demandera, comme moi, si Mme Girard sait vraiment de quoi elle parle. Mais sen soucie-t-elle vraiment ? Ce type de 'journalisme', en effet, ne vise ni à enquêter ni à analyser un événement pour tenter de dégager la vérité des faits, il est de lordre du militantisme et de la certitude idéologique. Son aune est le parti pris, et son esprit celui de la certitude inconditionnelle, quasi religieuse, de défendre la bonne cause. Cest pourquoi il vous assène ses vérités, comme autant darticles de foi et de dogmes, et ne prend même pas la peine dexaminer, de façon critique, les thèses contraires à la sienne.
Et tant pis pour le lecteur ou le téléspectateur qui, eux, veulent savoir ce qui sest réellement passé, ou tout au moins entendre les différentes versions de lévénement afin de se faire une opinion.
Je sais que pour beaucoup de journalistes, cest le comble de larrogance que cette prétention de non-professionnels de linformation, de mettre en doute la version des faits de Sa Majesté le journaliste. Nul doute quils seraient scandalisés sils sentendaient traiter de ce quils sont, à savoir : des arrogants, précisément.
Menahem Macina
© upjf.org
Mis en ligne le 22 avril 2008, par M.











