18 mars 2008
Sur le site de Arouts7.
Le journal koweïtien Al Seyassah mène depuis plusieurs mois une campagne contre le Hezbollah et son allié le CPL du chrétien Michel Aoun qui a fait une scandaleuse union contre nature avec le Hezbollah et la Syrie.
Il accuse Michel Aoun, manipulé par le Hezbollah, de tisser ses réseaux en France grâce essentiellement à un maronite, Simon Albiramia, marié à une française liée à l'UMP, qui collabore avec Jean Aziz et Tony Nasrallah, du site Tayyar.org et de la télévision d'Aoun, Orange-TV.
Avec quelques autres arrivistes, Ziyad Abess et Liwaa Chakour, financés largement par le Hezbollah et plus encore par l'Iran, ils ont pris en main le CPL d'Aoun vieillissant. Simon Abiramia et son épouse auraient eu, selon Al Seyassah, plusieurs réunions avec des responsables du Hezbollah, dont Ghaleb Abou Zeinab, Mahmoud Kemati, et Nawwaf Al Moussaoui, pour obtenir la réhabilitation du parti chiite en France et aux Etats-Unis, afin quil soit reconnu en tant que « mouvement de résistance », et non comme « organisation terroriste ». Selon le journal, « Abiramia fait miroiter au Hezbollah ses relations intimes avec lElysée et notamment avec le porte-parole du président Sarkozy, David Martinon, un ami de Fabienne Blineau Abiramia, son épouse ».
Al Seyassah écrit que « David Martinon, un ami de Simon Abiramia et de son épouse, Fabienne Blineau Abiramia, responsable de la section libanaise de lUMP, a été éjecté de son fauteuil de porte-parole de lElysée en raison de cette proximité, profitable au Hezbollah ». Martinon serait convaincu de « la justesse du combat du Hezbollah, au point que le désormais ancien porte-parole de lElysée a rapproché Simon Abiramia de Claude Guéant, secrétaire général de la présidence de la République française ».
Al Seyassah relate que « le remaniement gouvernemental qui doit intervenir après les élections municipales en France pourrait écarter certains responsables de lElysée, et des ministres qui ont exploité leurs fonctions pour souvrir sur certains pays arabes de façon opposée à la politique étrangères de Paris ». Le quotidien cite le secrétaire général de lElysée, Claude Guéant, qui avait effectué plusieurs missions au Liban et en Syrie. « Le limogeage de Martinon vient sanctionner son ouverture sur le CPL et, à travers lui, sur le Hezbollah... en flagrante contradiction avec la ligne stratégique tracée par le Président Sarkozy et qui consiste à soutenir la Révolution du Cèdre dans sa revendication de la souveraineté et de lindépendance du Liban ».
Robert Cotta
© Arouts7 en français
[Article aimablement signalé par Miguel Garroté.]
Mis en ligne le 18 mars 2008, par M.











