13 mars 2008
Texte anglais : "Hamas has declared war on
Adaptation française de Sentinelle 5768
Larticle 51 de
Si ce nest pas une « attaque armée » selon larticle 51, je me demande alors de quoi il sagit. Le seul argument contre le fait quil sagisse dune attaque armée, cest que tirer des roquettes sur des centres de population civile, comme le fait le Hamas, est un crime de guerre. La loi internationale interdit, même pendant une guerre déclarée, de cibler délibérément des civils, ou de bombarder des centres de population civile nayant absolument aucune implication militaire. Mais les crimes de guerre peuvent aussi constituer une attaque armée : linvasion de
On ne peut pas dire non plus que ces attaques sur des villes et des agglomérations israéliennes sont seulement luvre de terroristes individuels ou de groupes terroristes. La branche militaire du Hamas est en fait une organisation terroriste, comme les Etats-Unis et la Communauté Européenne lont reconnu. Mais depuis que le Hamas détient le contrôle politique et militaire de la bande de Gaza évacuée par Israël, la branche militaire du Hamas est aussi larmée officielle de ce gouvernement, comme le Hamas la proclamé.
Quels sont alors les droits dIsraël, selon la loi internationale, selon les lois de la guerre, selon les précédents historiques, et selon les différents traités et concepts des droits de lhomme ? Quont fait, et que feraient, dautres nations dont les cités et les villes seraient attaquées par des roquettes ennemies ? Israël a certainement le droit de contre-attaquer face à lennemi, de détruire sa capacité de titrer des roquettes, et de sengager dans des « représailles de guerre ». La seule contrainte à laction dIsraël est la « proportionnalité ». Les actions militaires dIsraël doivent être proportionnelles. Mais proportionnelles à quoi ? Certainement pas au nombre réel de personnes qui ont été tuées ou blessées jusquà présent par des attaques à la roquette. Israël a dépensé des sommes considérables pour construire des abris de protection contre les roquettes. Plusieurs milliers de roquettes ont été tirées sur le sud dIsraël durant les années récentes. Chacune delles a la capacité de tuer des dizaines, voire des centaines de civils. Le fait quaucune roquette du Hamas nait encore frappé un bus scolaire, un jardin denfants, une ambulance, une synagogue, ou une cour décole, est pur hasard. Ce nest quune question de temps avant que cela narrive. Aucune nation ne doit attendre que lennemi ait atteint ses objectifs pour lancer une riposte proportionnelle. La proportion doit être définie en fonction de la menace posée par lennemi et non par le mal quil a provoqué. Aucune nation ne peut se permettre de laisser ses ennemis jouer à la roulette russe avec ses enfants.
Israël a essayé plusieurs options qui, chacune, ont été condamnées par des membres bruyants de la communauté internationale, de groupes de droits de lhomme, et dorganisations religieuses dont certaines ont gardé le silence sur les crimes de guerre qui ont précipité les actions israéliennes. Israël a essayé plusieurs méthodes : sanctions économiques, contrôle des frontières, attaques ciblées contre les terroristes, et incursions sur le terrain. Chacune de ces mesures de guerre, généralement acceptées, comporte le risque de victimes civiles. La raison en est que la distinction entre combattants et civils a été délibérément brouillée par le Hamas. Des roquettes sont tirées à partir de zones densément peuplées, précisément pour obliger Israël à choisir entre laisser ses citoyens être tués du fait de son inaction, ou prendre des mesures qui risquent de toucher ou de tuer des civils palestiniens. Le Hamas gagne sur les deux tableaux. Si Israël ne fait rien, le Hamas le taxe dimpuissance. Sil fait quelque chose, le Hamas laccuse de disproportion. Le chef du Hamas, Khaled Maashal, a défini les actions militaires dIsraël à Gaza comme étant « le véritable Holocauste ». Même Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien, soi-disant modéré, de la Cisjordanie, a déclaré que les efforts militaires israéliens pour arrêter les roquettes étaient « plus quun Holocauste ».
Il est temps pour les critiques dIsraël de dire à Israël ce quil doit faire face à ces attaques croissantes de roquettes sur ses centres de population civile. Sil nest pas question de sanctions économiques, de contrôle des frontières, délimination des terroristes ni dincursions terrestres, quelles sont les alternatives ?
La réponse à cette question est importante non seulement pour Israël, mais pour les Etats-Unis et dautres nations démocratiques qui seront certainement confrontés à la perspective de prendre des mesures pour empêcher des attaques terroristes dennemis qui se cachent délibérément parmi des civils. Les salves dune critique non constructive, dirigée contre lautodéfense israélienne, ne feront quencourager à plus de terrorisme de cette nature.
Alan Dershowitz
© Blog du Jerusalem Post
Mis en ligne le 15 mars 2008, par M.











