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Inutile de sexciter ou de se révolter, cela ne sert à rien. Inutile, également, de répéter à lenvi - ce qui est parfaitement fondé - quIsraël na jamais coupé lapprovisionnement direct délectricité à la bande de Gaza, qui représente 70% des besoins énergétiques des habitants de ce territoire. Inutile même daffirmer que lEgypte a continué de fournir 5% délectricité supplémentaires, ce qui fait quil ny a pas eu de crise énergétique dans la bande, et qui prouve que le gouvernement Hamas du califat a volontairement privé ses administrés délectricité, provoquant une pénurie artificielle à objectif médiatique. Une déficience simulée, qui a affamé et réfrigéré la population, et causé la mort de malades dans les hôpitaux, coupés du réseau électrique par le Hamas. Inutile, aussi, de mentionner, que, durant les quatre jours darrêt de la fourniture de fuel permettant la production des 25% restants dénergie par les générateurs locaux Israël a admis quelque 250 malades de Gaza, dont la situation justifiait une prise en charge dans les hôpitaux israéliens. Ne cherchez pas ces chiffres ailleurs, vous ne les trouverez pas.
Le gouvernement israélien a bien fait dautoriser, aujourdhui mardi, la fourniture de fuel et de produits de première nécessité à Gaza. En fait, il navait pas le choix
Le Quai dOrsay, lUnion Européenne, lUNWRA, le Secrétaire général de lONU avaient demandé à lEtat hébreu de renoncer à réduire ses livraisons de denrées à Gaza. Mais cela, ce nest pas lessentiel, cest presque anecdotique.
Gouverner, cest gérer la réalité, non la vérité, la justice ou la morale. Or, si Ehoud Barak navait pas pris la décision de renouveler lapprovisionnement de Gaza en pétrole, on allait vers une crise majeure. Les images des petits Palestiniens séclairant à la bougie, des médecins de Shifa (hôpital Shifa, à Gaza. Ndlr.), prophétisant des décès par centaines, et des responsables de lUNWRA, - Chris Gunness et John Ging - menaçant de cesser de nourrir 800 000 Gazaouis dès jeudi, si lapprovisionnement nétait pas rétabli, ont étouffé toutes les explications logiques.
Des manifestations de solidarité avec les administrés du Hamas se multipliaient. Dabord à Gaza, puis sétendaient en Cisjordanie et dans les pays arabes, si bien quen fin de semaine, on aurait vu des centaines de milliers de "pacifistes" dénoncer linhumanité des Juifs dans toutes les capitales du globe. Et les Juifs nont pas besoin de cela.
La Ligue Arabe sest déjà réunie, et ce soir, ce sera le tour du Conseil de Sécurité de lONU. Inutile dêtre dégoûté, cela ne sert à rien. Pas besoin de rappeler que lUNWRA (lAgence de lONU de Secours et de Travaux pour les Réfugiés Palestiniens) a été souvent prise la main dans le sac à transporter des armes, des terroristes et des munitions pour des organisations reconnues terroristes par lOrganisation des Nations Unies. Mais on nen est pas à un paradoxe près : la Ména a montré que des ambulances de lONU ont participé à la mise en scène de lassassinat de Mohamed Al-Dura, réalisée par Abou Rahma et Enderlin, et distribuée par le service public français de télévision.
LUNWRA est une agence unique en son genre, qui pourvoit à lessentiel des services gouvernementaux déducation, sociaux et de santé dans le califat décrété par les islamistes à Gaza. LONU nentretient pas dagence similaire en faveur daucun autre peuple défavorisé du globe. Ce que lUNWRA entreprend et déclare est largement scandaleux mais ce nest pas le sujet de mes préoccupations de ce jour. Et si cette agence ne distribuait pas la nourriture à Gaza, depuis que le Hamas a interdit aux habitants de travailler dans la zone industrielle dErez et quil a bombardé les points de transit et les usines, il faudrait bien que quelquun dautre sen charge, et les volontaires ne se bousculent pas au portillon.
Donc, si le gouvernement de Jérusalem navait pas fait partiellement machine arrière, la planète allait vers un déchaînement antijuif, comme cela lui prend plusieurs fois par décennie. Or, il y a des observations nécessaires que cela engendre, et celles-ci ne sont pas inutiles : après limposture de France 2 à Nétzarim, celle du pseudo-saccage de la basilique de la nativité par Tsahal, les accusations redondantes et vides de contenu, à lencontre de lEtat hébreu, de détruire la mosquée Al-Aqsa, laffirmation, totalement infondée, selon laquelle nous aurions commis un génocide à Djénine (qui paraît encore épisodiquement dans le Monde), il faut dabord admettre comme un fait cest cela ou se coudre un bonnet dâne sur la tête que lantijuivisme se passe volontiers de fondements authentiques pour stigmatiser Israël. Ensuite, si lon veut, on peut observer que ni les coupables de ces accusations à répétition de meurtres rituels, pas plus que les autorités des pays éclairés dans lesquels ils sévissent, ne présentent jamais ni excuses ni repentances pour leurs incitations à la haine ethnique. Que ce sont, en France, ceux qui osent répercuter la vérité sur la mise en scène de Nétzarim qui sont traduits en justice, ou Guy Millière, qui a réagi à lOffre Publique dAchat des Juifs français, lancée par Weisz et Gabizon, qui est présenté, aujourdhui même, au tribunal, dans un prétoire que je devine aux trois-quarts vide.
On peut remarquer tous ces avatars fâcheux, mais on aurait tort de sarrêter à la question juive, car elle ne représente que la partie émergée de liceberg. Ce qui se passe aujourdhui au sujet de Gaza, cest, de plus, la répétition de laffaire des caricatures de Mahomet. Le monde musulman, dans sa grande majorité, se mobilise pour priver le monde non musulman de lusage de sa liberté. Lautre fois, cétait parce quun journal danois avait osé se moquer de lislam, cette fois-ci, il sapprêtait à détruire des églises et à brûler des ambassades pour conserver au Hamas le droit de tuer les habitants de Sderot et des coopératives collectivistes et athées du Néguev occidental.
Au point que le téléphone na cessé de crépiter dans le bureau dEhoud Olmert, avec, à lautre bout, des dirigeants occidentaux qui limploraient de désamorcer les nouvelles émeutes visibles en perspective.
Et cest sûrement ici lendroit de revenir sur ce qua écrit notre camarade et coactionnaire palestinien, Sami El-Soudi : si les islamistes de Gaza cessaient de bombarder les villes israéliennes limitrophes, toutes les actions militaires israéliennes sarrêteraient immédiatement [1]. El-Soudi ajoute - ce qui est ici une lapalissade, mais pas en Europe : tous les acteurs et les observateurs du Proche-Orient sont absolument conscients de la justesse du résultat de cette équation. Qui plus est - et je suis bien placé pour le savoir -, Jérusalem ne conditionne le cessez-le-feu ni à larrêt de la contrebande darmes par les tunnels qui mettent objectivement notre sécurité en péril -, ni à léchange de Guilad Shalit un soldat du rang, kidnappé en territoire israélien contre des centaines dindividus, jugés et condamnés pour leur participation à des assassinats terroristes.
Personne ne parle même du fait que les maîtres de Gaza planifient, dans leur charte et dans leurs discours, lextermination physique de notre peuple. Un acte qui justifie, à lui seul, que nous livrions une guerre sans merci à tous les miliciens (les "militants" de Patrick Anidjar et des traducteurs en français corrompu de lAP et de Reuters) et à tous les leaders islamistes de la bande.
Cessez juste de tuer nos civils et de leur rendre la vie misérable, cessez de canarder les points de passage par lesquels les marchandises pénètrent à Gaza nest-ce pas le lieu de rappeler la métaphore du chien qui mord la main qui le nourrit ? - pour que nous vous livrions tous les produits, tant utiles que superflus, que vous aurez envie dutiliser !
Cest encore trop demander aux adorateurs de Moloch. Ils exigent à la fois le droit de nous tuer et que nous les nourrissions. Cest incongru, plus que ça : cest débile.
Mais avec lOccident qui craint de notre part un comportement logique, et qui est sincèrement troublé par un sentiment de culpabilité envers le monde musulman, au point de participer, au pas de course, à la victimisation des assassins et des vrais coupeurs de courant, nous ne sommes pas sortis de lauberge. LEurope, la Russie et lAmérique saisissent cependant, quincapables daccepter les termes du chantage du Hamas, il nous faudra bientôt intervenir massivement à Gaza. Et, inévitablement, les victimes collatérales se compteront par dizaines, et leur désarroi sera alors vraiment grand.
Rien ny fait, lOccident préfère ces morts aux images des enfants palestiniens, des bougies et des respirateurs de Shifa "bientôt privés de courant". Car, vous lavez finalement compris, nous nageons en pleine guerre médiatique, des cultures et des mondes ; une guerre durant laquelle il ny a que ce qui se voit et qui est mis en scène - qui compte. Grâce aux paramètres que jai mentionnés dans cet article, et aux journalistes occidentaux, encore plus bêtes ou antisémites que les trépieds de leurs caméras, on touche à lapothéose du non-sens : transformer les buveurs de sang islamistes en victimes. Il fallait tout de même le faire !
Et les vampires qui se frottent les mains devant tant dencourageante candeur : hier, ils ont même, éphémèrement, interrompu leurs tirs de Qassam "artisanales" sur le Néguev [2]. Les victimes, en face des objectifs des médias compatissants du monde entier, ça ne saurait bombarder des villes, une bougie mélancolique à la main. Rassurez Marius et ses disciples : les roquettes plus de 250 lors du seul dernier week-end pleuvent à nouveau sur les civils juifs depuis ce matin.
Ilan Tsadik
Notes
[1] Hier, au JT de FR3, emportés sans doute par le tsunami de la compassion envers les tueurs, les journalistes ont parlé de Sderot et des kibboutzim du Néguev en termes de "colonies". Aucune crainte pour leur avenir au service public français, on ne licencie pas le personnel pour de semblables peccadilles !
[2] Il faudrait demander à lAFP, grande spécialiste des bilans et des statistiques, à partir de combien de milliers de roquettes produites on passe de l"artisanat" à l"industrie" ? 7 000 (tirées !), cest encore insuffisant ? Ou est-ce que, de même quil ne saurait y avoir de "miliciens" palestiniens, ils ont également tranché que toutes les armes produites à Gaza seraient, pour toujours, artisanales ?
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Mis en ligne le 22 janvier 2008, par M.











