Union des Patrons et Professionnels Juifs de France
Vous êtes : AccueilNoeudRacine
Contributeurs Spécialisés
Massada ou Samson – Que veut la France au Proche-Orient ? Martin Birbaum
Alors qu’une guerre se profile, Martin Birbaum s’interroge : que veut la France au Proche-Orient ? (LibertyVox). Mais le propos de l'auteur va plus loin que ce qu'annonce le titre. En effet, c'est à un tour d'horizon de l'indifférence et de l'hostilité de la quasi-totalité des nations envers Israël, que procède l'auteur. Et c'est peu dire que l'avenir qu'il envisage est sombre : il est littéralement apocalyptique. (Menahem Macina).
Imprimer    Envoyer à un ami 

03/01/08

 

Texte repris du site LibertyVox.

 

·         Un langage presque guerrier « l’Iran, la bombe ou le bombardement ».

·         Une gêne après la publication du rapport NIE (sous-tendu par moult raisons politiques ou ayant trait à l’incapacité des services américains de prévoir le 11 septembre) [*].

·         Une réception hallucinante pour le « Guide Suprême » libyen, qui annonce la conquête pacifique de l’Europe par l’islam.

·         Une «rupture» diplomatique avec la Syrie qui s’est fichue comme d’une guigne des tentatives de rapprochement français visant un règlement de la situation au Liban.

·         Annoncer vouloir « être à la tête des pays pouvant aider les pays arabes à accéder au nucléaire civil ».

·         Faire état des « amis israéliens ».


Tout cela donne le tournis, tant le produit de convolution de toutes ces attitudes (postures ?) semble déboussoler des cercles plus larges que les journalistes, qui préfèrent s’occuper d’une escapade galante plutôt que de déchiffrer les lignes de force de la nouvelle politique arabo-musulmane de la France. Et dans tout cela, un point de focalisation : Israël.

Mais que veut la France, d’Israël ? Un seul mot résume tout : apaisement. Rendre des territoires (pour un « Etat palestinien assuré de contiguïté », soit Gaza réunie à la Cisjordanie, ce qui n’a jamais été fait…) et accepter « d’aider » Mahmoud Abbas et les Palestiniens.  «Faire des gestes », dit le Président, au Caire. En espérant qu’ainsi l’Iran, peut-être, se montrera plus urbain et acceptera l’existence d’Israël (ou que ses supplétifs, le Hezbollah et le Hamas, le feront).

La dernière période durant laquelle la France prôna l’apaisement fut celle de la Guerre froide. Il faudrait peut-être constater que toutes ses ouvertures de "paix" vers l'Union Soviétique semblent aujourd’hui risibles. Quand le système communiste s'effondra, ce fut par implosion. L'apaisement et la realpolitik de nos gouvernants ne firent que retarder l’effondrement.

Autour du cou de Zapatero, un keffieh avec un drapeau palestinien... (Cliché ajouté par upjf.org)

 

La realpolitik de la France la pousse à tenter de rallier à sa position tous ceux qui, en Europe, penchent depuis longtemps du côté des Palestiniens, des pays arabes et, tout dernièrement, du côté de l’Iran. Avec José Luis Zapatero qui, l’année dernière, s’est fait photographier avec un keffieh palestinien, avec un autre ami d’Israël, Romano Prodi, grand précurseur d’Eurabia, dès qu’il fut Président de la Commission Européenne. Les voilà tous les trois, à Rome, annonçant leur volonté de réaliser l’union euro-méditerranéenne qui, si elle voit le jour, ne comprendra pas Israël car aucun pays arabe riverain n’en veut. Tout cela, soi-disant, pour que l’on fasse la paix.

Mais comment peut-on faire la paix avec des gens qui veulent vous tuer ? Réponse : on ne peut pas. Et tant pis si l’Europe et le reste du monde font semblant de ne pas comprendre les objectifs de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, qui se résument à vouloir la destruction d’Israël. On ne peut qu’être époustouflé soit par la crédulité de nos gouvernants, soit par leur totale inconscience : il s’agit de l’existence d’un Etat. La France, pays des droits de l’homme ? Comment peut-elle ne pas voir que ce qu’elle tente de faire conduirait à la disparition d’Israël ? La peur de perdre certaines de ses positions économiques dans le monde arabe ou le souhait (depuis De Gaulle) de s’associer au monde arabo-musulman pour faire pièce à l’empire américain, valent-ils le prix de la disparition d’Israël ? Et si la réponse, motivée par ses intérêts géopolitiques, est positive, comment peut-elle croire qu’Israël se laissera faire ?

Israël, depuis quelque temps se trouve devant trois faux postulats :

(1) la paix est essentielle à sa survie ;

(2) tout doit être fait pour l’obtenir sans tenir compte de ce que l’autre partie au conflit fait ou fera ;

(3) l’autre partie, de guerre lasse, voudra faire la paix.

 

Ces trois postulats, faux en totalité, sous-tendent les positions prises par la France (et, à son instar, par d’autres pays en Europe). Et surtout leurs conclusions : « la paix contre les territoires » et  «la fin du conflit israélo-arabe permettra la paix au Proche-Orient, et partant, dans le monde ».

Pourtant, la France devrait avoir comme principale préoccupation (car pays le plus musulman au Nord de la Méditerranée), l’islamisation de l’Europe.

« Un philosophe syrien a écrit dans un article, il n’y a pas bien longtemps, que la seule question concernant l’avenir de l'Europe est : "sera-t-elle une Europe islamisée, ou s’agira-t-il d’un islam européanisé ?" Et je suis enclin à être d'accord avec lui à ce sujet », dit Bernard Lewis (sommité mondiale reconnue pour ses études de l’Islam).

Sa justification : « Les Européens ont perdu le sens de la fidélité à leurs valeurs et leur confiance en soi», en ajoutant « Ils n'ont aucun respect pour leur propre culture et ils se sont confinés à propos de tout ce qui concerne l'islam, dans une attitude d’avilissement, de politiquement correct et de multiculturalisme ».

Ceux qui ont appelé l’Europe "Eurabia" (Bat Ye'or), avec un sens prémonitoire remarquable, avaient tout de même prévenu leurs compatriotes. En vain. Les statisticiens allemands indiquent que leur pays sera à majorité musulmane en 2046. L’interdiction, en France, de savoir qui est qui ne permet pas d’annoncer officiellement que la même chose y arrivera entre 2030 et 2040. Et quand on se targue du nombre d’enfants nés en 2006, on ne dit pas que 20 % d’entre eux proviennent de l’immigration maghrébine ou noire : moins de 10 % de la population contribuent pour 20 % au taux des naissances… Il ne faut pas être grand mathématicien pour comprendre que la France n’aura plus les «Gaulois» comme ancêtres.

Bombe pour l’Iran, l’Europe pour les musulmans. Et que pense la France qu’Israël devrait faire, quand une menace existentielle pèse sur elle ? Il y a quelques mois, un journaliste israélien écrivait :

«L’Iran et sa volonté d’acquérir des moyens militaires nucléaires ne constituent pas uniquement une préoccupation israélienne. La question est de savoir si, en ce moment, le monde occidental fera quelque chose pour se défendre. La réponse, à l’évidence, est négative. Dès lors, une question plus pertinente serait "dans quel cas le monde occidental agira-t-il ?". Malheureusement, on peut douter que même une frappe nucléaire iranienne sur Israël soit suffisante. L'Iran devrait frapper l'Europe ou l'Amérique avant que l'une ou l'autre fassent quoi que ce soit. Mais si c’était le cas, cela se produirait seulement après que l'Iran aurait attaqué Israël. La conclusion est évidente : Israël doit-il attendre d’être attaqué pour réagir ? » (S. Singer – Jerusalem Post).

Dès lors, il serait intéressant de faire le point sur les attitudes des grandes puissances face aux menaces existentielles qui pèsent sur Israël. Naturellement, et bien que l’histoire ne se répète pas, il est instructif de voir ce qui s’est passé depuis la création de l’Etat d’Israël.

Les Etats-Unis, alliés fidèles et irremplaçables, n’ont jamais mis en cause leur propre sécurité pour défendre Israël. Certes, depuis les menaces iraniennes, l’Administration Bush a promis qu’elle défendra Israël en cas d’attaque nucléaire de l’Iran. Sans préciser si cela interviendra avant ou après la frappe ce qui, on le reconnaîtra facilement, ne constitue pas une vraie garantie de survie pour Israël. Mais, soit, il y a une garantie. L’histoire, malheureusement, n’est pas là pour prouver la solidité de cette garantie. Cinq exemples édifiants :

1) En 56 (Suez, aventure franco-anglo-israélienne), Eisenhower n’hésita pas à menacer les trois protagonistes des foudres nucléaires (comme Khrouchtchev et Boulganine) pour arrêter la campagne et imposer à Israël de rendre le Sinaï (une première fois...), car il ne voulait pas que le barrage d'Assouan soit construit par les Soviétiques.

2) En 1967, (cela commença par la fermeture du Détroit du Tiran), on se focalisa sur De Gaulle qui disait qu'il « n'était pas aux affaires quand la France avait garanti à Israël, après 1956, la libre circulation dans le Détroit », et on oublia que Johnson avait dit qu'il « ne trouvait pas la lettre de garantie signée par Eisenhower pour arrêter la guerre de 56 »... heureusement la guerre ne dura que six jours, temps trop court pour imposer quoi que ce soit à Israël.

3) En 1973, quand Israël passa sur l'autre rive du Canal de Suez, sur le front égyptien, et se trouva à 25 km de Damas sur son front nord, Nixon (Kissinger, en réalité) lui imposa l'arrêt des combats car il voulait prendre la place des Russes en Egypte, ce qui fut obtenu avec l’aide d’Anwar El Sadat.

4) En 1991, guerre contre l’Irak. A la fin, on tordit les poignets d'Israël pour une "conférence de Madrid" (qui conduisit à Oslo et ensuite à plus de morts israéliens, dans des attentats palestiniens, que pendant les quarante années précédentes), car Bush (père) avait promis aux pays arabes coalisés de promouvoir la cause palestinienne.

5) En 2003, pour les mêmes raisons (cette fois-ci, neutralité des pays arabes "modérés"), on imposa à Israël (Bush fils) la "feuille de route", sous le régime de laquelle on vit encore, avec les résultats que l'on connaît.

 

Bref, garantie nucléaire américaine ? Peut-être, mais il serait difficile de proposer à Israël de s’y soumettre.

La Russie, adversaire résolu d’Israël depuis sa création (pourtant votée par l’URSS) jusqu’à Boris Eltsine, semblait avoir changé d’attitude, aussi sans doute parce que plus d’un million de Russes d’origine ont émigré en Israël. Pourtant, depuis l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et, surtout depuis que ses intérêts géopolitiques l’ont rapprochée de la Chine et de l’Iran (pour des raisons très différentes), la Russie a de nouveau changé de politique. Retrouvant son statut de grande puissance, contrôlant (pour l’essentiel) l’approvisionnement en gaz de l’Europe, voulant éviter par tous les moyens l’extension du "croissant chiite" vers les anciennes républiques d’Asie Centrale, ou dans les pays du Caucase, la Russie ne peut pas accepter d’être absente du Proche-Orient, en dehors du Quartette et de l’ONU. La Russie ne lèvera pas non plus le petit doigt pour défendre Israël. Plusieurs fois, il y a peu, elle a clairement montré, de quel côté elle se situait.

1) En 2005 elle fournit à la Syrie des systèmes d’armes (missiles anti-aériens, contrôle par radars sophistiqués, etc.) qui, de défensives, peuvent facilement être transformées en offensives, ou transférées à des organisations terroristes comme le Hezbollah ; les protestations israéliennes ou américaines furent rejetées d’un revers de main.

2) Au cours de la dernière guerre au Liban, Israël perdit la moitié d’une brigade de chars d’assaut (pourtant considérés, sinon comme les meilleurs, du moins comme faisant partie des meilleurs au monde), qui furent attaqués par des RPG russes d’un modèle inconnu d’Israël (leur capacité de pénétration - 40 cm d’acier - dépassait la protection des chars Merkava (blindage de 30 cm d’épaisseur) ; preuves à l’appui, Israël protesta ; la Russie rejeta l’accusation, mais, quelque temps après, un haut responsable de l’exportation d’armements fut limogé, car les RPG en question avaient été fournies à l’Iran ( !?).

3) Toujours pendant la guerre du Liban, des stations russes d’écoute, installées sur le sol syrien, obtinrent des informations essentielles sur les communications israéliennes et les mouvements de troupes, qui furent transmises au Hezbollah.

4) Sans tenir compte des avertissements américains, la Russie vient de fournir à l’Iran le combustible nucléaire qui permettra que le réacteur de Bousher devienne opérationnel et, partant, constitue un objectif militaire, qui sera inattaquable, en raison des conséquences collatérales possibles.

5) Annonçant son retour en Méditerranée, la Russie a entrepris de reconstituer les capacités militaires du port de Lattaquié, où la Syrie lui a consenti des facilités pour établir une base militaire, à quelques encablures des côtes israéliennes.

 

La Russie (comme la Chine, d’ailleurs) ne fera rien pour assurer l’existence d’Israël, comme, par exemple, mettre un terme aux activités militaires de l’Iran. Ni l’une ni l’autre ne l’ont fait pour arrêter les activités nucléaires nord-coréennes.


L’Europe n’a jamais su comment se situer par rapport à la naissance et au développement fulgurant d’Israël, dont le PNB de plus de 170 milliards de $ dépasse celui de tous ses voisins réunis, alors qu’il n’a ni pétrole ni gaz à vendre. Elle n’a jamais pu y parvenir, en raison de sa vulgate dominante, selon laquelle le sens de l’histoire est celui des pauvres, à quoi il faut ajouter sa propension à l’apaisement et à l’arrondissement des angles entre Israël et les pays arabes.

Parmi les pays du nord, la Norvège a oublié son interdiction, pendant et après la [Seconde] guerre [mondiale], de toute immigration de juifs, mais elle s’est découvert un penchant pro-palestinien - pour des raisons «morales», sans doute -, devenant un grand adversaire d’Israël : boycott de ses produits, ou des contacts avec ce pays, sous la houlette de syndicats "socialistes" qui se trouvent mieux avec les barbus du Hamas à Gaza, qu’avec les syndicalistes (eux aussi socialistes) d’Israël.

La Grèce, l’Italie (sauf pendant les gouvernements Berlusconi), l’Espagne, pro-arabes, de par proximité géographique et leurs intérêts économiques, ne ratent pas une occasion de vilipender Israël. Le ministre des affaires étrangères d’Espagne, premier à avoir rompu l’isolement de la Syrie en allant rencontrer el-Assad le jeune, a présidé à, ou pris l’initiative de presque toutes les compromissions avec Yasser Arafat, tandis que Javier Solana traitait Ariel Sharon de fou, tout en allant prendre les conseils d’un autre guide, Cheikh Yassine.

Et [s’agissant des trois grandes puissances (Allemagne, France, Grande Bretagne), l’Allemagne s’interdit, par principe, d’être contre Israël mais, elle emboîte toujours le pas à ses partenaires européens. La France, toute à sa "politique arabe" n’a jamais fait quoi que ce soit pour aider Israël, au contraire. La Grande-Bretagne, dont les leaders "socialistes" de l’époque n’ont fait que compliquer la création de son Etat, a semblé se rapprocher d’Israël récemment, car Tony Blair a compris, avant les autres dirigeants européens et contrairement à eux, que ce qui se passe autour d’Israël constitue les prolégomènes de ce qui risque de se passer en Europe.

Bref, ni la France ni l’Europe ne feront jamais rien pour assurer l’existence d’Israël. Et plus le temps passera et plus elles seront devenues "terre d’islam", plus elles se détacheront des valeurs communes, dites judéo-chrétiennes, valeurs pour lesquelles Israël est une référence. C’est le drame auquel on assiste : si un jour l’Europe a une politique étrangère commune, cette politique ne pourra être qu’anti-israélienne. Et si elle ne fait rien pour arrêter les projets nucléaires de l’Iran, elle ne pourra se dédouaner de les avoir laissé tenter une réitération de la "solution finale".

Que faire alors ?

La froide logique de la tragédie annoncée offre, en réalité, une sombre alternative à Israël : celle de Massada, ou celle de Samson. Il est fort peu probable que, dans ce pays libre et démocratique, ses six millions d’êtres vivants, qui ont remplacé les six millions détruits par la barbarie nazie, envisageraient un nouveau Massada. Et pour le deuxième terme de l’alternative, il s’agit de ne pas s’endormir… au moins jusqu’en 2009, année la plus probable de l’accession de l’Iran à l’arme nucléaire.


© Martin Birbaum, pour LibertyVox

 

Israël, un îlot non musulman : intolérable pour monde arabe !

 

 

La superficie d'Israël équivaut à celle de la Picardie. Et Israël serait "LE" problème du monde ?...

 

 

[*] Sur ce texte du NIE, voir l'article de D. Pipes, "Ce fameux rapport favorise la guerre contre l’Iran".

 

Mis en ligne le 3 janvier 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

World wild web consortium
Moteur de recherche google
Search Engine google
Search Engine Yahoo
Moteur de recherche Yahoo
Moteur de recherche voila
GUYSEN ISRAEL News
AC-Medias.org
Agence Juive pour Israël
Alexandre Del Valle (site)
Aliya (Fondation Leavi)
Ambassade d'Israël en France
Ambassade d'Israël en Belgique
Amitiés Québec-Israël
Antisémitisme.info
Aroutz7
Belsef
Calendrier juif
Chrétiens et juifs
CID-Info
Communauté online
Connec'Sion.com
Conscience Politique
Consistoire de Paris
Coordination Lutte antisémitisme
CRIF
Desinfos.com
Die Jüdische (en allemand)
Europolitica
Facts of Israel (bilingue)
Famous Jews
France-Israël
Franceisrael.info
Guysen
Hébreu (Morim)
Hebreunet.org
Histoire juive
Infoweb-J
Honestreporting
Israel Hasbarah Committee
Israël Magazine (fr)
Isranews.com
IsraTV
Jerusalem Post (français)
JTA
Judeoscope (Québec)
KKL
Laïc-info
Lutte contre le négationnisme
MediaLine
MEMRI (presse arabe traduite)
Middle East sites
Ministère israélien de l'Aliyah
Myths and facts
Négation de la Shoah
Objectif Information
Observatoire Médias Palestiniens
Palestine Facts
Palestinian Medias Watch (PMW)
Presse mondiale sur le Web
Primo-Europe
Proche-orient.info
Révisionisme démasqué
Shalom Israël
Sionisme (un siècle de)
Tsahal en anglais
UEJF
Un écho d'Israël
UNIFAN, portail de l'alyah francophone
Valeurs actuelles