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Vatican et Islam. Les relations entre le Vatican et Israël senveniment, J.L. Allen Jr
Dans sa rubrique, "The Word of Rome", le National Catholic Reporter publie un rapport extensif de son correspondant au Vatican. Nous en avons extrait et traduit les deux premières parties consacrées aux relations entre le Vatican et lIslam et à la crise actuelle entre Israël et le Saint-Siège.
29 juillet 2005
Original anglais "The Vatican and Islam; Vatican-Israeli relations boil over
"
Traduction française : Menahem Macina
Le jeudi 27 juillet était le 100ème jour de lentrée en fonction du Pape Benoît XVI. Durant cette période, nous avons eu des indications sur quelques-uns des sujets dinquiétude du Pape le combat contre la « dictature du relativisme », limpulsion vers lunité chrétienne, un remaniement de la bureaucratie ecclésiale, et le développement mondial, spécialement en Afrique.
Toutefois, aucun dirigeant mondial ne peut se permettre le luxe détablir son ordre du jour dans le vide. La structure de la papauté est tissée non seulement de ce quun pape se propose daccomplir, mais de la manière dont des événements imprévisibles le poussent dans des directions particulières.
Lun des événements dont la manifestation est dune stupéfiante régularité est le terrorisme, particulièrement le terrorisme dinspiration islamique radicale. Ce qui implique que la relation avec lIslam est vouée à être un élément déterminant du leadership papal, sous Benoît XVI.
Le caractère délicat de cette relation a déjà été mis en évidence.
Après les explosions terroristes de Londres, le 7 juillet, un projet de télégramme de condoléances, préparé pour le Pape par la Secrétairerie dEtat, qualifiait les attentats d« antichrétiens », ce qui aurait pu être considéré comme une référence à un choc de "civilisations" entre lIslam et lOccident. Cette formulation fut supprimée avant lenvoi du télégramme, pas assez rapidement, toutefois, puisque des médias italiens eurent le temps de faire état de la précédente version.
Après son allocution de lAngelus du dimanche 24 juillet, à Val dAoste, Benoît XVI fut pressé de questions par des journalistes, à propos de lIslam.
- LIslam peut-il être considéré comme une religion de paix ?
« Je ne le définirais pas en termes généraux », répondit le Pape. « Il contient certainement des éléments favorables à la paix, comme dautres éléments. On doit toujours chercher à trouver les meilleurs éléments qui aident. »
- Ces attentats terroristes peuvent-ils être considérés comme anti-chrétiens ?
« Non », répondit le Pape. « Habituellement, la motivation semble être beaucoup plus générale, et non précisément dirigée contre la chrétienté. »
* * *
A cette lumière, il vaut la peine de passer en revue ce qui est connu des positions du Pape Benoît XVI à légard de lIslam. Toutefois, un caveat est de mise : il ny a pas toujours dadéquation directe entre les vues personnelles dune personne, et les politiques quelle mène lorsquelle est au pouvoir. Il reste à voir dans quelle mesure lhistoire personnelle de Joseph Ratzinger façonne les choix concrets auxquels sera confronté Benoît XVI.
A titre personnel, Ratzinger a eu, au fil des ans, des contacts fructueux avec des Musulmans. Par exemple, quand lAyatollah iranien, Kashani, membre du puissant Conseil des Gardiens [de la Révolution ?], décida de rédiger un ouvrage consacré à une comparaison entre des thèmes eschatologiques musulmans et chrétiens, Ratzinger sentretint avec lui, à Rome, et les deux hommes échangères des idées théologiques.
En 1999, Ratzinger participa, avec le Prince Hassan de Jordanie, le Métropolite Orthodoxe Damaskinos, le Prince Sadruddin Aga Khan (ancien haut fonctionnaire aux Nations Unies et Musulman ismaélien [1], mort en 2003), et lancien Grand Rabbin de France, Samuel Sirat, à linauguration de la Fondation pour la Recherche et le Dialogue Interreligieux et Interculturel, à Genève. La fondation est consacrée à la promotion des relations entre Juifs, Chrétiens et Musulmans.
Ratzinger a également pris part à un dialogue entre Chrétiens et Musulmans, patronné par le Patriarche Orthodoxe de Constantinople, dans les années 1980.
Dans son allocution aux représentants des autres religions, au lendemain de sa messe dintronisation du 24 avril 2005, le Pape Benoît XVI a tenu à mentionner les Musulmans, en ces termes :
« Je suis particulièrement reconnaissant pour la présence, parmi nous, de membres de la communauté musulmane, et jexprime mon appréciation du développement du dialogue entre Musulmans et Chrétiens, tant au niveau local quau niveau international. Je vous assure que lEglise désire continuer à établir des ponts damitié avec les fidèles de toutes les religions, afin de rechercher le bien véritable de toutes les personnes et des sociétés, dans leur totalité. »
Les commentaires les plus étendus de Ratzinger sur lIslam ont paru dans louvrage intitulé "Le sel de la terre" (1997), un entretien, qui a pris les dimensions dun livre, avec le journaliste allemand, Peter Seewald. Il vaut la peine de citer ces commentaires dans leur intégralité :
« Je pense que nous devons dabord reconnaître que lIslam nest pas quelque chose duniforme. En fait, il ny a pas dautorité unique pour tous les Musulmans, et, pour cette raison, le dialogue avec lIslam est toujours un dialogue avec certains groupes. Personne ne peut parler au nom de lIslam dans son entièreté ; il na, pour ainsi dire, pas ce qui est ordinairement considéré comme une orthodoxie. Et, si lon fait abstraction du schisme entre les Sunnites et les Shiites, il existe aussi diverses variétés [dIslam]. Il y a un Islam noble, personnifié, par exemple, par le roi du Maroc, et il y a aussi lIslam extrémiste, terroriste, qui ne doit pas être identifié avec lIslam dans son ensemble, sous peine de commettre une injustice.
Un point important, cependant, est [
] que linfluence réciproque de la société, de la politique et de la religion a une structure entièrement différente dans lensemble de lIslam. Le débat occidental concernant la possibilité de facultés de théologie islamique, ou à propos de la conception de lIslam en tant quentité juridique, présuppose que toutes les religions ont fondamentalement la même structure, quelles sadaptent toutes à un système démocratique, avec ses prescriptions et les possibilités offertes par ces prescriptions. En soi, cependant, cela vient nécessairement en contradiction avec lessence de lIslam, qui ne connaît tout simplement pas de séparation entre les sphères politique et religieuse, comme ce fut le cas, dès les débuts du christianisme. Le Coran est une loi religieuse totalisante, qui règle lentièreté de la vie politique et sociale et insiste sur le fait que toute la structure de lexistence est islamique. La Charia façonne la société du début à la fin. En ce sens, elle peut bénéficier dautant de libertés partielles que le permet notre constitution, mais ce ne peut être son but final que de dire : Eh bien, maintenant, nous constituons un groupe qui a des droits, nous sommes là aujourdhui, au même titre que les catholiques et les protestants. Dans une telle situation, [lIslam] natteindrait pas à un statut cohérent avec sa nature intime ; il serait dans une situation daliénation par rapport à lui-même.
LIslam a une manière absolue dorganiser lexistence, qui est totalement différente de la nôtre. On y trouve une subordination très marquée de la femme vis-à-vis de lhomme, et un système pénal très intriqué. Il sagit, en fait dune loi qui régit tous les domaines de la vie, et qui soppose à nos idées modernes en matière de société. Il faut avoir une compréhension claire de ce que [lIslam] nest pas un simple culte que lon peut inclure dans le libre royaume dune société pluraliste. Quand on expose la situation en ces termes, comme cest souvent le cas aujourdhui, lIslam est défini selon le modèle chrétien et nest pas considéré tel quen lui-même. De ce point de vue, le problème du dialogue avec lIslam est naturellement plus compliqué que, par exemple, un dialogue interne entre chrétiens.
Le renforcement de lIslam dans le monde est un phénomène aux multiples facettes. Dune part, des facteurs financiers y sont pour quelque chose. La puissance financière à laquelle sont parvenus les pays arabes leur permet de construire partout de grandes mosquées pour garantir la présence dinstitutions culturelles musulmanes et beaucoup dautres choses similaires. Mais ce nest certainement quun facteur. Lautre est une identité renforcée, une nouvelle perception de soi.
Jusquaux années 1960, dans le contexte culturel du XIXe siècle et du début du XXe, la supériorité industrielle, culturelle, politique et militaire des nations chrétiennes était si grande que lIslam était réellement relégué à un rang secondaire. Le christianisme en tout cas, les civilisations ayant des fondements chrétiens pouvaient se présenter comme la puissance victorieuse de lhistoire du monde. Mais ensuite, éclata la grande crise morale du monde occidental, qui se trouve être le monde chrétien. Face aux contradictions morales profondes et au désarroi interne de lOccident qui se trouvait soudain confronté à la nouvelle puissance économique des pays arabes -, lâme musulmane sest réveillée. Nous sommes quelquun, nous aussi ; nous savons qui nous sommes ; notre religion tient bon ; alors que vous nen avez plus.
Tel est effectivement le sentiment du monde musulman, aujourdhui : les pays occidentaux ne sont plus capables de prêcher un message de moralité, et nont quun savoir-faire à offrir au monde. La religion chrétienne a abdiqué ; elle nexiste plus en tant que religion ; les chrétiens nont plus ni moralité ni foi ; tout ce qui subsiste, ce sont quelques restes de certaines idées modernes de progrès culturel ; nous avons la religion qui a fait ses preuves.
Les Musulmans ont donc maintenant conscience quen réalité, lIslam est finalement resté la religion la plus vigoureuse, et quils ont quelque chose à dire au monde, et même quils sont la force religieuse essentielle de lavenir. Auparavant, la Charia et toutes ces choses avaient, en un sens, déjà disparu de la scène ; à présent, il y a une nouvelle fierté. Aussi, un nouvel élan, un nouveau désir intense de vivre lIslam sest éveillé. Cest une grande puissance : Nous avons un message moral qui subsiste sans interruption depuis lépoque des prophètes, et nous voulons dire au monde comment le vivre, attendu que les chrétiens ne le pourront certainement pas. Nous devons naturellement admettre cette puissance interne de lIslam, qui fascine même les milieux universitaires. »
A lévidence, le pape admire le sérieux religieux et moral de lIslam. Dans un débat avec lintellectuel italien, Ernesto Galli della Loggia, le 25 octobre 2004, Ratzinger rejetait largument selon lequel un entretien public sur les racines chrétiennes de lEurope offense les immigrants musulmans.
« Ce nest pas cela qui les offense », dit Ratzinger. « Cest le manque de respect pour Dieu et pour la religion qui les offense. Ce manque de respect est une sorte darrogance. Cest lui qui provoque les fondamentalismes. »
Cependant, dans ses écrits sur leschatologie, Ratzinger a accusé certains courants musulmans de prôner une sorte de théologie de la libération par rapport à Israël cest-à-dire la croyance que leur libération [du pouvoir] dIsraël se réalisera par une résistance armée approuvée par Dieu. En définitive, Ratzinger a contrarié certains Musulmans en raison de son opposition à la candidature dadhésion de la Turquie à lUnion européenne.
Dans une interview parue, en 2004, dans Le Figaro, Ratzinger a affirmé que la Turquie avait toujours été « en contraste permanent avec lEurope », et quelle ferait mieux de tenir un rôle dirigeant dans un réseau dEtats islamiques.
« Au cours de lhistoire, La Turquie a toujours constitué un continent différent », a dit Ratzinger, évoquant lempire ottoman. « Rendre les deux continents identiques serait une erreur. Cela signifierait une perte de richesse, la disparition de la culture au profit de léconomie. »
* * *
Que devons-nous penser de cela ?
Dabord, le Pape Benoît XVI est conscient de la diversité au sein de lIslam.
Deuxièmement, Benoît XVI nest certainement pas aveugle aux tendances à la théocratie et à l« arabisation » à lintérieur de lIslam, et il ne les considère pas comme des distorsions, mais comme faisant partie de sa nature interne. »
Troisièmement, Benoît voit également, dans lIslam une admirable, voire enviable perception de soi, alliée à la clarté dans les domaines métaphysique et moral. Dans sa guerre contre la « dictature du relativisme », les Musulmans peuvent être de puissants alliés.
Quatrièmement, le point de conflagration dans les relations entre catholiques et Musulmans, sous Benoît, sera probablement lEurope, et spécialement la mesure avec laquelle lEurope exprimera et défendra son identité chrétienne, comme une question de conviction culturelle et de droit civil.
Dans ce contexte, la rencontre de Benoît avec les Musulmans européens à Cologne, le 20 août 2005, devrait être importante, en ce quelle donnera au Pape loccasion de dessiner les contours de la manière dont il voit les choses.
***
Cette semaine a vu se produire une crise inattendue dans les relations entre le Vatican et Israël, à la suite de lallocution du Pape, lors de lAngelus du 24 juillet, dans laquelle Benoît a exprimé sa sympathie pour les victimes des récents actes terroristes en Grande-Bretagne, Turquie, Irak et Egypte, sans mentionner celles de lexplosion-suicide de Netanya, le 14 juillet.
Mark Regev, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, a affirmé que lomission du nom dIsraël « criait jusquau ciel », et quelle pourrait être interprétée comme un blanc-seing donné à des actes de terreur contre des Juifs ». Regev a également affirmé que le « silence assourdissant » du pape «
risquait de renforcer les éléments extrémistes qui sopposent à la paix, et daffaiblir les modérés ».
Le ministère israélien des Affaires étrangères a convoqué officiellement le nonce du Pape, lArchevêque Pietro Sambi, lundi 25 juillet, pour un éclaircissement.
A 17h 21, ce même soir, le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls, a émis une déclaration dune ligne, qui disait : « Le nonce a déjà répondu aux autorités israéliennes ».
A 18h 24, suivait une autre annonce, signalant cette fois une déclaration plus longue.
En voici le texte :
« Concernant les réactions des Israéliens au fait qu'à l'Angélus du 24 juillet, le Saint-Père n'a pas cité Israël conjointement à dautres pays (frappés par le terrorisme), il convient de noter que les termes de Benoît XVI faisaient clairement référence aux attentats de 'ces jours-ci'. Il est surprenant que l'intention du Pape ait été déformée pour un prétexte de cette sorte, alors que sont bien connues les nombreuses interventions de l'Eglise, du Magistère des Souverains Pontifes, et, plus récemment, de Benoît XVI, pour condamner toutes les formes de terrorisme, d'où qu'il vienne et quelles quen soient les cibles. Il est clair que le grave attentat perpétré la semaine dernière à Netanya, auquel ont trait les remarques des Israéliens, entre dans [le cadre de] la condamnation générale et sans réserve du terrorisme. »
En insistant sur le fait que Benoît a parlé dactes commis « ces jours-ci », Navarro-Valls attirait lattention sur la nature de lallocution de lAngelus. Du fait que cest une pratique hebdomadaire, le Pape a lhabitude de se référer à des événements qui ont eu lieu durant la semaine écoulée. Le 24 juillet [date de lallocution papale], lattentat de Netanya remontait à 10 jours [2].
A lévidence insatisfait, un haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères a accordé une interview au Jerusalem Post, le 28 juillet [3]. Il y affirmait que Jean-Paul II navait pas non plus dénoncé le terrorisme contre Israël.
Ce qui déclencha une réponse acerbe de Navarro-Valls, qui, le 28 juillet, à 16h 16, rendit publique une déclaration à laquelle était annexée une note contenant plusieurs citations de Jean-Paul II, dans lesquelles ce dernier dénonçait le terrorisme contre Israël. Des traductions en anglais de la déclaration et de la note peuvent être consultées sous le lien Declaration and notes [4].
Dans la déclaration, Navarro-Valls affirme que la revendication selon laquelle les Israéliens auraient, à plusieurs reprises demandé à Jean-Paul II de parler clairement, était une invention, et que les déclarations du Pape à ce sujet étaient « nombreuses et publiques ».
La déclaration disait : « Il n'a pas toujours été possible d'émettre une condamnation immédiate à chaque attentat contre Israël, et ceci pour diverses raisons, entre autres, du fait que ces attentats contre Israël, à lépoque, étaient immédiatement suivis de réactions israéliennes qui nétaient pas toujours compatibles avec les normes internationales. En conséquence, il eût été impossible de condamner les premiers et de garder le silence sur les dernières. »
Finalement, Navarro suggérait sans ambages que les Israéliens avaient dépassé les bornes, comme en témoigne ce passage de sa déclaration :
« Tout comme le gouvernement israélien, ainsi quon peut le comprendre, ne se laisse dicter par personne ce qu'il doit dire, de la même manière, le Saint-Siège ne peut se permettre de recevoir des instructions et des directives dune autre autorité, en ce qui concerne lorientation et le contenu de ses déclarations. »
***
Certains ont cherché à expliquer la rudesse de la réaction israélienne. Un commentateur a suggéré que cette salve était un prétexte pour saborder une rencontre entre des négociateurs dIsraël et du Vatican, prévue pour lundi, afin de discuter dune convention sur le statut financier et juridique des institutions de lEglise en Israël. Ces négociations traînent depuis 11 ans.
Dautres ont suggéré quil était plus probable que la cause sous-jacente était la sensibilité juive traditionnelle aux prétendus "silences" de la papauté en matière dantisémitisme, et non les négociations spécifiques en cours.
Quoi quil en soit, des sources ont dit à NCR que les négociations entre les Israéliens et le Saint-Siège sont actuellement suspendues, entre autres raisons parce quelles butent sur la question de savoir quelle valeur aurait la convention au regard de la loi israélienne. Sur le fond, les Israéliens veulent que la convention soit soumise au processus législatif ordinaire, de sorte que si, dans un an, la Knesset décide de réévaluer le système fiscal du pays, les institutions dEglise y seront soumises. Les négociateurs du Vatican insistent sur le fait que le point essentiel dun accord bilatéral est que ses termes ne puissent pas être modifiés unilatéralement par une des parties.
Loptimisme qui présidait à lopinion quun agrément pourrait être finalisé rapidement, semble avoir diminué, en raison de cette controverse ainsi que du nouveau coup diplomatique.
John L. Allen Jr *
© National Catholic Reporter (NCR) pour loriginal anglais, et upjf et M. Macina pour la version française.
* John L. Allen Jr. est le correspondant à Rome de NCR.
Notes du traducteur :
[1] Courant de lIslam Shiite, voir Vikipedia.
[2] Mais, comme nous lavons fait remarquer précédemment, les attentats dIstanbul et Ankara, évoqués dans le même discours du Pape, ont eu lieu le 24 juin, soit un mois auparavant !
[3] Valls fait allusion à larticle de Herb Keinon, "Israel protests Papal silence on terror".
[4] Ces textes sont en cours de traduction par nos soins.
[Merci à N. Sayag de nous avoir signalé cet article.]
Mis en ligne le 1er août 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











